| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
On parcourt le monde pour trouer la beauté, mais on ne la trouve que si on l’emporte dans son cœur.
Nul ne peut être loué de bonté s’il n’a pas la force d’être méchant.
L’expérience est une lanterne accrochée au dos et qui n’éclaire que le passé.
Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité.
Si le temps ne changeait jamais la moitié des hommes n’aurait aucun sujet de conversation.
C’est en gardant le silence quand ils devraient protester que les hommes deviennent des lâches.
Le bien que nous avions reçu un jour de quelqu’un veut que nous respections le mal qu’il nous fait.
La fille ignorée
A sept heures, dans un grand salon du rez-de chaussée d’une belle villa du quartier Narjis à Safi, quelques personnes attendent, perdues dans des fauteuils de cuire noirs. De longs rideaux d’organsa rouge brique laissent pénétrer la lumière du petit jour, à travers une surface toute en verre qui donne sur un grand jardin bien entretenu. Pas un bruit ne vient de cette scène lugubre.
Au premier étage une grosse femme en deuil ; d’une cinquantaine d’année et deux jeunes femmes pleurent avec amertume.
Il s’agit de Khadija l’ex femme du défunt Ahmed et ses deux filles. Ce dernier vient de mettre fin à sa vie en buvant de l’acide.
Durant sa vie Ahmed était un homme d’affaire très riche. Cette famille avait de quoi pour mener la meilleure des vies, et pour s’assurer tout ce dont elle a envie. mais Ahmed était un mari infidèle et sa femme n’ignorait pas ses saloperies. Leur relation connaît des moments trop durs, mais après chaque dispute la réconciliation ne tardait pas. Khadija avait une grande faiblesse pour son mari qu’elle lui pardonne tout, espérant qu’il changera avec le temps, en voyant ses petites filles grandir. Leur vie s’est ainsi déroulée pendant trente ans. Au fur et à mesure qu’ils grandissent leur haine partagée augmente aussi. Comme La vie à deux devient impossible, Khadija demande le divorce, son mari le lui a accordé sans le moindre regret.
Pendant cette période Ahmed va rencontrer Ikram, une jeune fille d’une vingtaine d’années. Elle est grande de taille, blonde, et toujours souriante. Elle sait bien le distraire qu’il oublie ses cinquante ans, et
Ikram qui est la fille adoptive d’un vieux couple voit dans ce mariage une occasion pour se venger de la pauvreté et quitter son monde vers les cieux de la fortune.
Bouleversé de joie, Ahmed s’occupe lui-même des préparatifs du mariage. La mariée veut une cérémonie comme celle de mille et une nuit.
Les parents de Ikram décident d’inviter Rahma sa mère biologique, Rahma, pour réaliser son veau d’assister au mariage de sa fille. Cette dernière étant mère célibataire a confié Ikram à cette famille pour l’élever.
Le jour « j », à la vue du marié, Rama a eu un frisson. Elle demande à lui parler en tête à tête.
Ikram n’est personne autre que la fille que Ahmed a refusé de reconnaître.
Vers une heure du matin, envahi d’une épouvante terreur et d’un désespoir paralysant, Ahmed met fin à sa vie .
le château de mer : Un lieu, une histoire
Photo : ben taher
Monsieur le directeur de l'association « ASSIF » pour la protection du patrimoine culturel, est un ardent défenseur du château de mer à Safi. C'est en tant que tel que nous l'avons rencontré à la suite des informations concernant l'état actuel du château de mer à Safi.
Cet édifice comme tout autre monument historique témoigne des civilisations qui ont marqué l'histoire de leur art, de leur culture et de leur science, et qui nous ont légué un patrimoine architecturel.
De nos jours, un nombre considérable de ces monuments, comme le cas de « château de mer », se trouve menacer de destruction sous l'action de la nature et de l'homme même.
Castello Novo de Safi dit « château de mer »qui est un ouvrage militaire édifié par les portugais en 1508 et qui a assuré la défense de la ville, se trouve actuellement en état de péril et cherche maintenant d'ardents défenseurs pour plaider sa cause.
Face à cette situation alarmante et étant averti du degré de la menace, le président de l?association ne déploie aucun effort pour sensibiliser l'opinion public, en publiant a-t-il dit de nombreux articles de journaux et en finançant l'édition d'une étude archéologique faite par un archéologue et monumentaliste safiot. Monsieur le président a affirmé que plusieurs études ont été faites pour faire un diagnostic et proposer des prospectives de sauvegarde de cette forteresse, mais vu le montant considérable que demande cette opération les choses se sont arrêtées là et n'ont pas dépassé les archives, monsieur le président a parlé de quelques 40000000000 de dirhames.
Le château de mer se trouve dans un état de dégradation assez accentuée. Vu sa proximité de la mer, ce monument est en contact direct et permanant avec l'humidité, ce qui favorise la destruction de ses structures et spécialement celles de l'ouest et du nord.
Photo : Mechti
Etant construit sur une falaise instable et soumise à des phénomènes naturels archéologiques et météorologiques, le château de mer se trouve menacer de disparaître. En effet le recul de la falaise d'Amounie le met en danger permanant.
Les vagues de l'Atlantide sapent graduellement le pied de la falaise, ainsi la partie supérieure se laisse portée à faux, ce qui donne par la suite l'ébranlement des blocs supérieurs et par conséquent le recul de la falaise qui supporte la bâtisse. D'autres facteurs d'ordre météorologique contribuent au recul de cette falaise, entre autres : la houle, les changements climatiques, et les marées.
Une prospection sous marine effectuée par le laboratoire public des essais et des études, laboratoire régional de Safi, ont mis en évidence l'existence de cavités et de fissures dans le coté nord, le coté ouest et le coté sud du rocher.
Mais le rocher ouest reste, le plus touché par les différents facteurs météorologiques et par conséquent son état de dégradation est plus avancé. En 1937, suite à une tempête, la partie sud ouest du rocher s'est écroulée avec le rocher qui la supporte. Le service des beaux arts et des antiquités a construit des murs de consolidation et de soutènement lors d'un chantier qui a duré du 1954 jusqu'au 1962. Cependant, ce même mur de soutènement est soumis à une érosion dynamique et permanente, ce qui donne naissance à des cavités au pied de la falaise juste au dessous du mur. En décembre 2002, une partie de ce mur s'est effondrée favorisant ainsi l'apparition d'une grotte creusée dans la masse rocheuse. Du fait de l'existence de plusieurs grottes au niveau de la roche qui supporte le château, le gardien nous a affirmé qu'on peut sentir des ébranlements du sol du monument sous la force du déferlement des vagues .
Lors de notre visite à ce monument, on a noté la présence de plusieurs crevasses et fissures sur les murailles, des effondrements considérables au niveau de certains murs. On a aussi remarqué la présence du sel sur certaines pierres, ce qui cause leur effritement. On a aussi remarqué des infiltrations des eaux pluviales au niveau des toits et des murs. Les marches des escaliers sont dans un très mauvais état.
Photo : Bentaher
En visitant le château j'ai rencontré une jeune dame qui m'a révélé un autre point de vue. Pour moi, a-t-elle dit la restauration de ce soit disant monument historique qui n'est en vérité que l'empreinte et le vestige du colonialisme portugais, est une perte d'efforts, de temps et ce qui est le plus important, une perte des millions de dirhams. Donc au lieu de gaspiller tant d'argent pour la sauvegarde d'un site qui témoigne de l'occupation du territoire marocain par le Portugal, à mon avis il faut investir ces sommes colossales dans des projets qui contribuent au développement de cette belle ville marginalisée.
Monsieur Abdmajid Hadmi est un architecte en secteur privé à Safi, et s'intéresse de prêt aux monuments historique de la ville, je l'ai rencontré et lui ai posé les questions suivantes :
-que représente pour vous le château de mer ?
« Le château de mer est un monument historique »
-mérite t-il d'être sauvegardé ?
« Bien sur il mérite être sauvegardé
-monsieur, vous étés architecte en secteur privé et vous vous intéressé au château de mer, est ce par passion, par goût pour les monuments historiques ou bien pour des nécessité de travail ?
« Moi je m'intéresse à tous le patrimoine architecturel Safiot, le château de mer, est l'un des monuments importants de la ville, il marque la période coloniale portugaise, c'est une forteresse qui est, techniquement parlant, très intéressante, au niveau architectural aussi elle est très importante, ça mérite d?être conservé, ça fait partie de l'histoire de notre ville.
- Est ce que vous étés membre d'une association qui intéresse au monument historiques ?
« On n'as pas d'association d'envergure au niveau de Safi je fait partie de l'association HAWDASAFI, mais j'agis en tant que opérateur, parfois j'agis comme citoyen Safiot, ou bien comme professionnel de la matière ».
- A votre avis quel est le véritable danger qui menace le château ?
« Pour la château il y'a deux sources principales de danger : la première chose c'est l'effritement de la falaise par les vagues de la mer, là c'est un problème de génie civile à résoudre, c'est un problème très important, très onéreux, qui n'est pas spécial pour le château de mer pour toute la falaise d'Amounie, les houilles menacent les fondations de la bâtisse.
Il y a aussi le passage du train qui fait vibrer les structures du château. Les deux menace q'on vient de citer sont d'ordre important. Le premier est lié à la nature instable de la falaise qui supporte la bâtisse et l'autre est lié au pont minier qui doit être transféré à coté du groupe .O.C.P. En second degré on peut pouler de la restauration »
- peut on dire que la négligence est un facteur qui s'accumule à d'autres pour augmenter le degré de menace ?
« Cette construction demande de la maintenance tout le temps, les enduits qui doivent être refaits vu les effet de l'humidité, mais ce problème est simple, par ce que la restauration n'est pas impossible, comme pour tout les monuments ça devrait demandé entre 5et6 millions de dirhams, c'est pas trop coûteux, et si on le restaure on peut l'utiliser pour des équipements culturels.
Donc les problèmes essentiels sont les problèmes structurels, donc le projet de restauration du château de mer est lié a deux projets : celui de la stabilisation de la falaise, et celui du transfert du port (minier) »
-Actuellement y a-t-il des intervention a envisager pour sauvegarder ce château ?
« Il y a des petites budgets pour son entretien, mais ce n'est pas suffisant, le projet de stabilisation de la falaise est là mais les budgets ne sont pas encore mis en place, le projet de transfert du port minier aussi il est là, mais on ne va pas lancer ces chantiers juste pour la protection du château.
On ne sait jusqu'à quand ce monument va-t-il résister devant les vagues de l'atlantique classées comme troisième vague au monde, le temps passe et le péril s'accroît. Devant ce silence terrible de la part des autorités, un jour ou l'autre les Safiots se réveilleront sur le bruit de l'effondrement du château .mais a-t-on pensé à ce qui vient après le château si on ne résout pas le problème de la falaise ? pense t-on aussi à la catastrophe qui menace toute la ville, sachant qu'il y a sur cette falaise menacée, des conduites qui transportent l'Ammoniaque depuis le port minier à l'usine.
Dans un champ désert, sous un soleil brûlant, une femme, suit son chemin entre la nationale où un autocar vient de la déposée et la brahla, son village natal. Elle est parti vers quatre heures de Casa. Elle traîne ses pieds en levant ainsi la poussière de la terre laissant derrière elle un nuage poussiéreux.
Une seule idée l’occupe, son advenir et celui du petit qui bouge dans ses entrailles.
De loin apparaît un lac d’eau, elle s’y approche entrainée par sa soif. Son image se reflète dans l’eau, Jolie fille, avec de beaux cheveux noirs, et des gros yeux qui dévoilent une âme triste et tourmentée, elle s’oublie devant le lac, caressant l’eau avec ses mains gonflées et rouges. Elle a l’air pensif, elle songe à elle-même, à son existence de servante, à son enfance qu’elle n’a pas vécu, et enfin à son père qui l’a livrée à ce sort sans pitié aucune. Rahma n’ a pas encore dépassé le printemps de son age, il y a dix ans, elle a quitté sa famille pour une autre à casa. On l’appelle « benti » mais on la maltraite, on la bat, et elle est mal habillée. On ne lui adresse la parole que pour lui donner des ordres ou pour l’insulter. Sa nouvelle vie est monotone : pétrir la pâte, laver le linge, la vaisselle et le sol. Elle travaille chez une famille de quatre personnes : le père, la mère, Ihab leur fils aîné et la petite Salma. Ihab et Rahma ont à peu prés le même age. Lorsque la maman est absente il partage avec la jeune servante ses jeux, il lui prête ses livres et lui parle de son école. C’est le seul qui la traite en tant q’être humain et qui respecte son existence.
La vie pour Rahma n’est plus facile, elle vacille entre la résignation et la lutte .mais contre qui doit elle lutter ? Le courage lui manque et on lui apprend d’accepter son destin et sa fatalité. Jour et nuit elle doit veiller sur le bien être de ses maîtres. Les années passent, les enfants grandissent et leur amour aussi, désespérée la jeune fille se livre aux passions du jeune garçon. Un jour, on se rend compte que le ventre de Rahma s’est arrondi, tout simplement et avec froideur on la chasse de la maison. .
Le fœtus qui bouge , lui coupe ses souvenirs. Rahma revient à elle-même, Lasse, elle poursuit son chemin vers l’inconnu, comment va –t- on la recevoir ?l’accueillir après l’avoir vendue, abandonnée.
CHEZ LE MEDECIN.
Un matin d’hiver, affolée Karima conduit sa voiture à vive allure, en jetant un coup d’œil sur son petit de trois mois environ, couché dans son siège. , elle voit son visage da ns le rétroviseur, elle est très pale, son air est triste et pensif, ses beaux yeux noirs sont pleins de douceur et de pitié pour son petit chérubin fiévreux. Sa bouche est petite, ses lèvres sont minces et ses beaux cheveux noirs encadrent admirablement son visage. Elle arrête sa voiture devant un immeuble de quatre étages, situé au centre de la ville. En prenant le bébé dans ses bras, elle monte les escaliers au deuxième étage où deux cabinets médicaux s’ouvrent l’un sur l’autre, elle entre dans celui de pédiatrie, ce dernier donne une sensation sécurisante. La réception aménagée dans le hall, contient une table de secrétaire, un ordinateur, une ligne téléphonique et un grand tiroir où sont classés les fichiers de patients. La salle d’attente est spacieuse et bien aérée, meublée de quatre chaises poutre et d’une table basse ou il y a ce qui a échappé aux petites mains, de ce qu’a été des revues.
Comme le cas du petit est délicat, Karima est accompagnée directement dans la salle d’examen où elle est reçue par le médecin, un homme de petite taille qui porte une blouse blanche, ses petits yeux sont noirs avec un regard vif, ses cheveux gris renseignent sur son long chemin d’études .son air tranquille rassure un peu la petite maman, qui pose son petit sur une table de pédiatrie.
Le médecin examine le petit, et pose des questions à sa mère, pour fuir son inquiétude .karima promène ses yeux dans la pièce, qui comprend, une table et une lampe d’examen, un tabouret une vitrine de médicament fermée à clef, et une poubelle à pédale, dans un coin il y’a un lavabo, et un petit refrigirateur. Lorsque le médecin fait son diagnostic, il ouvre une porte qui introduit dans son bureau. Cette pièce est un peu plus grande elle contient un bureau en bois massif devant lequel il y’a deux grandes chaises en cuir et petite table en verre, une grande bibliothèque et un porte manteau occupent l’autre coté de la pièce.
Assise, karima berce son petit qui pleure, pendant que le médecin, lui préscrit les médicaments et lui explique le mode d’emploi. La petite maman pose des questions concernant le régime alimentaire du bébé, car son poids l’inquiète. Le médecin rassure la jeune femme et lui explique les avantages de l’allaitement maternel. Karima prend l’ordonnance ; serre la main chaleureusement au médecin et s’en va.
Enfants sans enfance
A la marge des journées cinématographiques organisées par le département des sciences Humaines, des Lettres et des Arts, on a suivi avec beaucoup d’émotion le film «: Ali Zaoua » de son réalisateur Nabil Ayouch. Un débat animé par le Pr.A.Rahali sous le thème : rêve et réalité, était l’occasion pour une discussion très riche.
On débutant le film par une interview télévisée, le réalisateur cherche à le rendre plus réel en l’identifiant à un documentaire, ainsi il a mis à nu une réalité dont personne ne veut parler, un phénomène, qui est de plus en plus en prolifération comme des cellules cancéreuses, voire un fléau social universel.
Quatre enfants dont le visage traduit une tristesse profonde et pesante, vivent dans des conditions inhumaines, en prenant le quai du port pour maison et en recréant un espace de vie à l’image de celui de la famille. Avec un bâton de craie et comme un architecte ils ont construit leur maison .Ces victimes de la société ont tout perdu : amour, reconnaissance, tendresse, affection... Dans ce monde colossal symbolisé par les tours jumelles, ces jeunes sont seuls à braver la vie et la bande de Dib qui résume tous les injustices du monde.
La situation devient encore pire après la mort de « ALI ». Dans ce monde vomissant rien n’est possible, mais ils refusent la fatalité, et cherchent coûte que coûte à offrir à leur ami un enterrement digne de prince.
Face à leur réalité amère, ces enfants trouvent dans le rêve un moyen de fuir et d’oublier les souffrances. Ali rêvait de devenir capitaine et de parcourir le monde à la recherche de l’île aux deux soleils. Le soleil qui se lève chaque jour ne lui réchauffe pas le cœur, et n’illumine pas l’esprit d’où sa recherche de l’autre soleil « qui lui rendra justice »qu’il a supplanté sur l’image. Le soir quand ils sont ensemble ils évoquent un monde magique, merveilleux où règne la paix, la justice et où se réalisent leurs rêves. Kwita est hanté par le rêve de rencontrer la fille qu’il aime. Partout où il va son image le poursuit. La photo qu’il a trouvée dans son portefeuille lui tient bonne compagnie dans les moments les plus durs de détresse.
Ces victimes ont besoin qu’on prenne leur destin en main, et qu’on les reconnaisse comme des êtres de plein droit à une vie digne. Donc agissons ensemble pour briser le cercle de la misère et de l’ignorance, rendons leur, leur enfance violé et leur dignité.
« Nouvelle dynamique du cinéma marocain »
La filière des études françaises de la faculté poly-disciplinaire de Safi a organisé ses deuxièmes journées cinématographiques sous le thème « Nouvelle dynamique du cinéma marocain ». Cette manifestation artistique a eu pour invités d’honneur le réalisateur marocain Kamal Kamal et de Mohammed Bakrim, représentant du centre cinématographique marocain.
Le premier jour a été marqué par la projection du film « Ali Zaoua » de Nabil Ayouch suivie d’un débat riche et enrichissant animé par le Pr. A.Rahali. L’ouverture officielle a eu lieu la journée du lendemain, mardi le 8 mai en présence du doyen de l’université, le Pr. Mostapha Hadia,du professeur M.Lamghari, des deux invités Kamal Kamal et Mohammed Bakrim, du chef du département des sciences humaines, des Lettres et des Arts le Pr. .R Naim, des enseignants universitaires, des invités, et bien évidemment la majorité des étudiants de la littérature française.
Le doyen a félicité les organisateurs de ces journées qui donneront lieu à des débats passionnants, par après dans sa communication, il a essayé de répondre à la problématique suivante : est ce qu’il s’agit du cinéma marocain ou bien du cinéma au Maroc ? Il a parlé des étapes qu’a connu le cinéma marocain : cinéma d’auteur, qui est une autobiographie résultante de la société, cinéma de quête d’identité, et le cinéma qui s’adonne à la sphère sociale. Ce cinéma qui cherche à bâtir son identité d’une façon claire s’est forgé une place à l’échelon internationale.
La deuxième communication présentée par monsieur Mohammed Bakrim à propos du thème « renouveau du cinéma marocain » est centrée sur la légitimité sociale acquise par le cinéma marocain qui se caractérise selon l’intervenant par :la régularité, la visibilité, la diversité à la fois thématique, esthétique et générationnelle. Notre cinéma a pu arriver à cela d’après Mr.mohammed bakrim grâce à son appartenance à un pays de grandes traditions, à l’existence des pionniers de cinéma, et d’une volonté publique d’aider le cinéma.
Au cours de son intervention, le Pr. R.Naim a traité le thème « le cinéma marocain et l’université : croisement et convergence»quels sont les apports de l’une pour l’autre ? L’intervenant les a résumés comme suit :une logique épistémologique qui tient dans le fait que le cinéma provoque des récits comme le cas du film « Ali Zaoua » qui a fait coulé beaucoup d’encre. Une logique esthétique relevant du fait que le cinéma commence à avoir une valeur stylistique qui mérite d’être étudié. Une logique identitaire, et enfin une logique économique puisque l'université réintroduit la culture cinématographique chez les jeunes de 18 à 25 ans.
La dernière intervention était celle du réalisateur marocain Kamal Kamal qui a parlé de sa propre expérience dans le monde du cinéma.
Les après-midi du mardi et mercredi ,8 et 9 mai ont été consacrées à la projection des films : Symphonie Marocaine,
Le cinéma marocain à Safi
Les jeunes safiots, auront rendez-vous le 7,8 et 9 mai, avec les deuxièmes journées cinématographiques organisées au sein de la faculté poly-disciplinaire de Safi et particulièrement le département des science humaines, des lettres et des arts, qui joue un rôle très importants pour l’ouverture de cette jeune faculté sur son environnement social et culturel.
Trois films marocain serons projetés, un film par jour: "La Plage des Enfants Perdus", de Jilali Ferhati le meilleur film de la première biennale des cinéma arabes a Paris. (lundi 7 mai à 14h45), "La Symphonie Marocaine",qui a eu le prix Ousfour d'Or du 4 ème festival du film de Safi, et qui sera projeté en présence de son réalisateur Kamal Kamal (mardi 8mai à14h30), et enfin "Mille Mois", de Faouzi Ben Saidi ,qui a eu le prix " Le premier regard" du festivalde Cannes.
Des débats animés par les professeurs A.Rahali, R. Naim et S.O. Azeroual, auront lieu après la projection des films. A l’occasion, les amateurs du cinéma seront en rendez-vous avec une conférence sous le thème : « Nouvelle Dynamique du Cinéma Marocain» pendant laquelle une réflexion sur la place et le rôle du cinéma dans la société marocaine. Cette rencontre artistique se veut aussi académique par l’organisation de deux ateliers le mercredi 9 mai, le premier sera consacré à l’analyse filmique en prenant pour support les courts métrages de Nour-Eddine Lakhmari. Le deuxième sera l’occasion de rencontre avec la scripte safiote Leila Charadi et d’initiation à l’écriture du scénario.
Pour ceux qui s’intéressent voici le programme :
La richesse d’une ville
« Safi est le premier port sardinier du monde, c’est une ville célèbre pour l’activité de ses potiers. » c’est tout ce que je connaissais de cette ville jusqu’au 1991. Pendant cette même année, et par une belle soirée d’été, je me suis rendue pour la première fois à Safi venant du nord du Maroc .ce qui a attiré mon attention le plus, c’est le calme et la tranquillité qui caractérisent cette petite ville.
Safi doit sa célébrité à sa poterie, ce patrimoine artisanal et culturel transmis de génération à autre par des artisans très habiles qui s’inspirent de la richesse culturelle et naturelle de cette belle ville pour la refléter avec délicatesse dans leurs œuvres.
De part et d’autre de la ville, se trouvent de jolies plages, lalla fatna, badouza, essaouiria, ce joli centre balnéaire qui possède tout ce dont on a besoin pour passer un temps agréable.
Ce que j’aime le mieux c’est se rendre le soir à la corniche sidi bouzide, une belle falaise qui semble veiller sur cette ville et qui assure une vue panoramique sur toute la ville entourée par la mer.
Les monuments historiques : château de mer, remparts et cathédrale portugaise… renseignent sur l’histoire de l’une des plus anciennes villes du Maroc. Safi est connue aussi par la sympathie de ses habitants et par les délicieux plats de poissons qu’ils préparent.
Visitez la vous serez la bien venue.
Un mythe marocain : le henné.
Le mariage marocain donne lieu à une grande cérémonie dont les rituels sont transmis d’une génération à l’autre, et qui sont à peu près les mêmes dans tout les régions du pays. Le henné de la mariée reste le plus incontournable et beaucoup de croyances y sont attachés. Il est si important qu’on ne peut imaginer des noces traditionnelles sans lui, et qu’on lui réserve toute une journée.
Le jour du henné a lieu la veille du jour « j ». La mariée qui s’est rendue avant au hammam pour se purifier, s’assoit au fond du salon entourée de sa famille et de ses amies et habillée d’un caftan blanc ou vert. Une femme « hanaya » dessine sur ses mains et ses pieds des motifs avec du henné mélangé à l’eau de la fleur d’oranger. Cette cérémonie a des us et des coutumes que la maman et les parentes de la mariée veillent scrupuleusement à ce qu’ils ne soient pas enfreints. Le bol de henné fait l’objet d’un soin particulier : personne ne doit s’y approcher par peur d’une quelconque malveillance « TKAF » .dans ce bol on met quatre ou trois œufs, symbole de fécondité de la jeune mariée. Les veuves et les divorcées ne doivent surtout pas toucher à ce sacré henné par crainte que la mariée subira le même sort qu’elles. Seules les petites filles ont ce droit croyant que cela leur porte bonheur.
A la fin de cette séance le bol est confié à la maman.
Dans certaines régions du nord le mari aussi a son jour du henné qui a lieu le jour des noces avant le couché du soleil. Habillé d’un djellaba et d’un burnous le mari est entouré de deux confidents »ouzirs »qui lui mettent du henné dans la paume de chaque main .cette cérémonie est réservée aux hommes, ces derniers chantent des chansons spéciales qui vantent les qualités du nouveau marié et prient dieu pour le protéger . même si aucune raison ne peut croire en ces coutumes , presque toutes les familles marocaines y sont trés attachées.
La mort a des rigueurs à nulles autres pareilles
On a beau la prier
La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles
Et nous laisse crier.
Notre vie a pour fin la mort, à ce sujet personne ne pense volontiers. Tout le temps on a tendance à faire comme si cette réalité inévitable ne nous concerne pas, mais soudainement la mort émerge, et la terreur nous gagne. La mort d’un être cher, ou une maladie grave nous rappelle qu’à tout moment notre vie peut atteindre sa fin. cette réalité est difficile a concevoir, voire même désespérante pour ceux qui refusent de la regarder en face et de l’accepter.
.La mort vue par Gibran a une autre conception. Dans le dernier chapitre de son chef d’œuvre le Prophète, il a essayé de dévoiler le secret de la mort et de lui donner une dimension autre que la rivalité avec la vie.
Pour Gibran la vie et la mort ne sont qu’une, ce sont les deux face de notre existence. Comme l’être humain est âme et corps, cette dernière est vie et mort.
La mort est un mystère dont le secret réside au cœur de la vie, puisque le changement de l’une donne l’autre elle n’a de sens qu’à travers elle.
Devant la mort, nous restons impuissants, peureux, mais selon Gibran cette peur n’est autre « que le tremblement du berger lorsqu’il se tient devant le roi » sachant qu’il va l’honorer.
L’homme doit emprunter les rêves pour franchir le portail de l’au-delà, ce pays de lumière où notre vie dépasse le temps et l’espace pour devenir éternelle.
On mourant notre âme se libère de notre corps périssable, donc la mort qui est la fin de la vie n’est pour Gibran que le point de départ vers une vie éternelle, dans un beau pays. La mort selon lui nous permet aussi de quitter ce monde dans lequel on est étranger.
Gibran a dit : Je suis un étranger dans ce monde….
Je suis étranger et je resterai étranger
Jusqu’au moment où les ailes blanches et fraternelles
De la mort me ramènent chez moi
Dans mon beau pays .là où habitent la lumière la paix et
La compréhension.
Penser à la mort c’est apprécier la vie et donner un sens à son existence.
Derniers Commentaires